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Fatiha Bouinoual

Soma, Soma ?

Vénissieux

 
 
 
 

Chorégraphe : Fatiha Bouinoual

Fatiha Bouinoual commence sa carrière de danseuse interprète à 17 ans en pratiquant le Hip-Hop au sein de la compagnie Traction Avant. Elle se forme ensuite à la danse contemporaine (auprès de Pierre Deloche, Lila Nett, E. de Texier) et à diverses autres formes de danse, sans oublier le théâtre… En 2001 elle crée « Novelas » ce qui l’amène à former la Compagnie des Dunes. Cela ne l’empêche pas pour autant de poursuivre ses collaborations avec d’autres compagnies. Viennent ensuite « Entrée en matière » et « Prémisses… premiers produits de la terre… ». Son aspiration actuelle la mène vers l’investissement d’espaces ouverts (comme le Défilé par exemple). Elle prépare pour 2009 un solo qui aura lieu en extérieur le jour ou bien la nuit… Parallèlement, et depuis 1988, Fatiha donne des cours de danse urbaine ou d’autres formes dans de nombreuses villes en direction de publics très diversifiés (écoles, collèges, MJC, écoles de danse, associations, IUFM, Inspection Académique, GRAFF…).

Equipe artistique :

Direction artistique :
Marc Bernard / Traction Avant Cie
Assistants chorégraphes : Lucio Jouffre et Catherine Berthet
Regard complice : Fred Bendongué
Création musicale : Katia Vichard et
Sandrine Desmurs

Traitement son : Sandrine Desmurs
Chefs de chœur : Katia Vichard, Sandrine Desmurs et Mick Wagner
Costumière : Maïté Chantrel
Plasticiens : Claire Folliet et Christophe Marion
Régisseur général : Ludovic Micoud-Terraud

 
 

Quel est votre projet chorégraphique ?
Fatiha Bouinoual : Le projet s’appelle “Soma”, il est inspiré du roman
“Le meilleur des Mondes” d’Aldous Huxley. Nous sommes partis de l’armée des clones, qu’on formate comme des soldats. Quelle que soit leur classe sociale ils n’ont pas le droit de transgresser les règles. Il y aura trois groupes qu’on appelle les castes : les riches, la classe moyenne et les pauvres. Les dirigeants de ce monde imaginaire imposent à leurs sujets de ne pas déroger aux règles qu’ils ont établies. Le défilé se décompose en quatre tableaux. Cela commence par l’entrée de l’armée des clones. Les castes se différencient dans le deuxième tableau puis au troisième, c’est ce que j’appelle “le bug” : tout s’enraye. C’est à ce moment-là qu’a lieu la distribution de la pilule du bonheur le « soma » du roman), matérialisée par de l’eau colorée au sirop, pour les calmer. Au milieu tourne une roue qui va se mettre à tourner de plus en plus vite. Le quatrième tableau figure le retour au quotidien. Quatre-vingt danseurs et autant de chanteurs...

Qu’est-ce que cela implique de travailler avec des amateurs ? Quelles différences, similitudes avec des professionnels ?
Cela demande beaucoup d’investissement. Il faut toujours les rassurer. Et puis, c’est un autre rapport au corps dans la façon de transmettre le mouvement. Il faut écouter plutôt que compter.

Que signifie pour vous investir l’espace public ?
Pour moi, c’est très important. cela rejoint ma réflexion par rapport à la création. La maturité fait que je n’ai plus envie de travailler dans une salle de spectacle. Je veux aller à la rencontre du public et ça se fait dans l’espace public. Sentir la présence des gens et l’écoute qu’ils ont. La joie de voir la joie dans leurs yeux.

Un mot, une phrase ou une citation pour définir le Défilé :
Énergie / émotion

 
 
 
 

Opérateur « administratif » :
Centre Associatif Boris Vian

David Collet, Lucie Breton
et Marie-Cécile Fougerat
8 bis rue Gaspard Picard - 69200 Vénissieux
04 72 50 09 16

contact@cabv.com / david.collet@cabv.com
www.cabv.com

Opérateur « artistique » :
Traction Avant Cie

Marc Bernard
16 rue Gaspard Picard - 69200 Vénissieux
04 72 90 11 80 / traction.avant@wanadoo.fr

Site opérateur :www.cabv.com
Equipe artistique : www.tractionavantcie.org
Blog du défilé : http://somasoma.over-blog.org

 






 
   
   
       
 

 
 
 
 

Volet insertion :

Nous travaillons pour la quatrième fois avec l’atelier Zig Zag. Cette collaboration est le fruit d’une envie et d’un intérêt mutuels : nous ne souhaitions plus organiser d’ateliers de couture destinés aux bénévoles, la masse de costumes à réaliser devenant au fil des années de plus en plus importante. Nous manquions de temps, de matériel et de compétences. Nous voulions par ailleurs rester dans l’esprit du Défilé basé sur la participation, la rencontre, la mixité. L’atelier Zig Zag travaille pour sa part avec des femmes qui peuvent rencontrer des difficultés: leur passage constitue avant tout un temps de remobilisation, de resociabilisation. Dans ce cadre-là, l’atelier cherche toujours à ne pas se limiter aux simples commandes mais à bâtir un véritable projet avec ses partenaires. Le Défilé permet cette démarche. Comme toujours le processus dans le Défilé est plus important que le résultat lui-même. En l’occurrence cette année : l’équipe organisatrice rencontre régulièrement les femmes de l’atelier. La première rencontre permet de leur présenter le projet, de montrer photos et vidéos des éditions précédentes. La costumière du Défilé est présente une fois par semaine au moins à l’atelier et accompagne les femmes dans la réalisation. Elles travaillent cette année sur un tissu traditionnel mais également sur une matière plastique : le plastazote. A chaque édition, plusieurs ateliers « périphériques » à la couture sont organisés. Cette année la couturière propose de la peinture. Les femmes sont également invitées à participer au Défilé sous une autre forme : danse, figuration… Elles sont évidemment invitées à toutes les fêtes et événements qui ponctuent l’année de préparation, participent également à la journée d’essayage et assistent à la présentation de la Biennale de la Danse. Elles sont conviées à un des spectacles programmés.

Public mobilisé :

Femmes au chômage, au RMI ou n’ayant jamais travaillé. Pour le groupe concerné cette année, les âges s’échelonnent entre 25 et 55 ans. Quinze femmes sont présentes à l’atelier pour une période qui varie de 6 mois à 1 an.

Partenaires :

Département du Rhône, Maison de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion Sociale, Région Rhône-Alpes, Ville de Lyon, Mairie du 8e, Union européenne, Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité Rhône-Alpes, Etat.

Contacts et personnes référentes :

David Collet, Marie-Cécile Fougerat, Lucie Breton / Centre associatif Boris Vian / Corinne Peritore, Florence Le Véo / Atelier Zig Zag

 
 

Une question à l’opérateur :

Que produit le Défilé sur le territoire ?
Commençons en préambule en précisant que nous n’avons jamais vraiment mené d’étude d’impact sur le Défilé à Vénissieux, et ce pour deux raisons : c’est un travail colossal qui demande un temps et des compétences que nous n’avons pas forcément ; on connaît par ailleurs les limites de ces études qui souvent ont pour objet des champs difficilement quantifiables. Les publicitaires par exemple raisonnent parfois à l’inverse : quels auraient été les effets si nous n’avions pas fait cette campagne ?
Ceci dit, n’ayons pas peur de la subjectivité et présentons quelques arguments. Tout d’abord des données chiffrées : depuis quatre Défilés, 300 participants environ et une centaine de personnes issues des structures partenaires contribuent à la réussite de l’événement. Des dizaines d’artistes se sont succédés et ont animé des ateliers et des répétitions neuf mois durant. Plusieurs dizaines de lieux de la commune ont été investis pour les ateliers, les répétitions, les fêtes, les conférences, les projections… Sur chaque édition les partenaires se comptent par dizaines également : structures associatives, municipales, sociales, d’insertion, entreprises… Les participants proviennent de tous les quartiers de Vénissieux, toutes les catégories sociales sont représentées. Un autre indicateur de l’impact : les élus de la municipalité (la commune de Vénissieux étant notre principal financeur) continuent, Défilé après Défilé, à nous soutenir. Nous sommes convaincus que le Défilé participe sur la ville à
- ce que l’on nomme pompeusement la « démocratisation culturelle » en facilitant la rencontre d’un public parfois éloigné du monde de l’art avec des artistes,
- brasser les générations et les catégories sociales. Combien d’évènements en effet permettent à de jeunes adolescents et à des septuagénaires de se retrouver, à des RMIstes et à des médecins spécialistes de danser ensemble ?
- donner une autre image de cette banlieue souvent stigmatisée (le service communication de la commune a d’ailleurs utilisé des photographies du Défilé pour faire ses cartes et affiches de vœux),
- créer de multiples réseaux (entre participants, entre professionnels) et décloisonner les secteurs (les mondes du social, de la culture, de l’insertion, de l’économique ne sont plus dos à dos mais bâtissent ensemble des transversalités). Cet événement dont le cadre peut paraître contraignant possède en fait de multiples entrées. Les différents groupes le modèlent comme ils le souhaitent et l’adaptent à leur territoire. Nous avons pris le parti d’opter pour l’innovation, pour l’expérimentation, qu’elles soient organisationnelles ou artistiques. Nous axons par exemple délibérément notre travail musical sur le chant choral avec cette année une création multiforme et effervescente… Nous nous battons depuis toujours à Vénissieux pour que cet événement ne soit pas un événement prétexte car c’est bel et bien l’exigence artistique et le nécessaire investissement des participants qui permettent ces ouvertures multiples. En bref, il semble que l’impact sur les partenaires, sur les participants et les organisateurs (et leurs différents réseaux) soit très fort et très positif. L’impact sur le reste de la population est sans doute plus limité. Mais enfin tout de même, 400 personnes qui travaillent ensemble pendant neuf mois ce n’est pas rien ! Sans compter les milliers de spectateurs à Vénissieux ou à Lyon !

Opérateurs : Centre Associatif Boris Vian, Traction Avant et Cie, Centre Social Eugénie Cotton, Equipements Polyvalents Jeunes (Ville de Vénissieux), Maison de Quartier Darnaise (Ville de Vénissieux), MJC le « Cadran », le groupe informel « Accords et dissonances ».

Nombre de participants :
230 « défilants » environ. 70 personnes vont travailler sur les arts plastiques, la couture, la construction du char… Il faut aussi ajouter le personnel des structures partenaires investi dans le projet, les sponsors, les relais d’infos… Au total, entre 350 et 400 personnes travaillent sur le projet.

Publics mobilisés :
Le mandat qui nous a été confié est clair : mobiliser tous les publics, sur tous les quartiers à partir de 10 ans. Nous axons tout particulièrement nos efforts sur les publics les plus difficilement mobilisables : publics rencontrant des difficultés économiques ou sociales, de santé ; ou tout simplement des publics qui ne sont pas en contact avec les réseaux culturels et artistiques de la ville… Nous faisons également tout notre possible pour convaincre plus d’hommes de participer à l’événement… Le résultat consiste en une belle mixité (d’âge, de conditions, de sexe…) assez représentative de la mixité de notre commune.

Répétitions générales :
Samedi 6 Septembre à 15 h dans le quartier des Minguettes

Partenaires :
Mobilisation danse :
Centres sociaux
Collèges Michelet et Eluard
CMOV
Maison de l’enfance Anatole France
Mobilisation chant :
Chorales
Ecole de Musique Jean Wiener
Centre sociaux
Mobilisation arts plastiques :
Atelier Zig Zag
Foyer culturel espagnol
ADAPEI
Secours Populaire
OMR
OSE
Résidences de personnes âgées
ARALIS
Centres sociaux
On trouve en sus : Théâtre de Vénissieux, les différents services de la Ville (un merci tout particulier au service « Fêtes et Cérémonies », au service des sports et à la réservation de salles…), plusieurs partenariats ponctuels avec des associations ou des lycées professionnels pour l’organisation de fêtes par exemple…

Avec le soutien de :
Ville de Vénissieux
ACSE
Conseil Général du Rhône
Renault Trucks
Pâtisserie Pittié
Café de la Paix
Restaurant la Baie
Pressing Sprint Press
Maïf
Atac
Crédit Mutuel…